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La mobilité internationale

Les cadres européens pratiquant la mobilité internationale sont parfois dénommés "eurocommuters". Les cadres latins sont moins mobiles que les cadres anglo-saxons. En Espagne et en Italie, les personnes sont attachées à leur région, notamment du fait des différences importantes de langues, cultures, etc. entre régions. L'Espagne se caractérise également par une fidélité à l’entreprise, avec beaucoup de clauses de non-concurrence pour cadres et ingénieurs. De même aux Pays-Bas, changer d’entreprise est considéré déloyal.

Le Benelux, la Suisse, et la Scandinavie sont les pays où la mobilité internationale est la plus forte. Chez Nokia, on change de pays et de métiers tous les quatre ans. Chez Volvo ou Saab, la mobilité internationale est indispensable pour l’évolution de carrière

En conséquence, les salaires sont plus incitatifs à l’expatriation pour certaines nationalités. Ex : environ 10,000 euros bruts par mois par mois environ au conseiller économique d’une Mission économique en Europe de l'Est contre 3000 euros pour l’Union Wallone des Entreprises.

La mobilité européenne : la recherche de la fertilité croisée confrontée à des difficultés pratiques

Dans le domaine du management international des carrières, J.M. PERETTI propose un “ métissage des états-majors ” et des équipes, malgré les difficultés rencontrées (très souvent la barrière de la langue) et préconise la priorité à l'expatriation. Le recrutement interne est privilégié, lorsqu'il est possible.

La mobilité internationale crée ce que l'on appelle la "fertilité croisée", c'est-à-dire l'enrichissement mutuel entre des cadres de cultures différentes, la diffusion d’une image et d’une stratégie homogènes, et une meilleure répartition des compétences. Le contrôle est également effectué par la mobilité. La règle de “ un poste tous les trois ans ” est ainsi pratiquée dans les multinationales afin d’éviter que l’individu ne prenne racine. Cependant le modèle du Garbage can est selon March & Olsen celui qui s’applique le mieux à la mobilité internationale : il n’y aucune rationalité.